Maquette · les photos sont des images d'illustration, les photos des créations arrivent bientôt
coyolli

Les ateliers

Le Veracruz d'abord, puis trois autres régions. Une règle : regarder les mains.

Coyolli n'achète rien à un intermédiaire. Chaque matière vient d'un atelier que Mariana connaît, qu'elle visite deux fois par an, et dont le nom figure sur la fiche de chaque bijou. Trois de ces ateliers sont dans l'État de Veracruz, là où tout a commencé.

1
Veracruz · Totonacapan

Papantla · les graines et la vanille

Le pays totonaque, entre les pyramides d'El Tajín et les champs de vanille. Doña Tere Xochihua et ses filles enfilent les graines de la région : colorín rouge, ojo de venado, lágrimas de San Pedro, et tressent la gousse de vanille en petites figures parfumées. Les frises en escalier d'El Tajín, les grecas, sont le motif du logo Coyolli.

2
Veracruz · le port

Veracruz, centre historique · le filigrane jarocho

Derrière les Portales, à deux rues de la maison d'enfance de Mariana, Don Chucho Lagunes tord le fil d'argent en filigrane depuis cinquante ans. C'est lui qui fait les boucles et les parures des Jarochas pour le carnaval : arracadas, rosettes, colliers de corail rouge. Le premier atelier partenaire, et le premier maître de Mariana.

3
Veracruz · Sierra nahua

Zongolica · les fils teints

Dans la sierra, à deux heures d'Orizaba, on parle encore nahuatl et on tisse au métier de ceinture. La famille Tehuacatl file la laine et le coton et les teint aux plantes : indigo pour le bleu, écorce de noyer pour le brun, pericón pour le jaune. Les cordons des colliers Coyolli sortent de leurs bains.

4
Guerrero

Taxco de Alarcón · l'argent

Capitale mondiale de l'argent depuis les années 1930. Dans le barrio de la Garita, l'atelier de Don Efraín Jaimes fond, lamine et martèle l'argent 925 à la main. Techniques : repoussé, ciselure, martelage. C'est ici que sont faits les fermoirs, les créoles et les pendentifs Coyolli.

5
Michoacán

Santa Clara del Cobre · le cuivre

Un village entier qui martèle le cuivre depuis le XVIe siècle, au son des maillets. Les frères Ramírez Pureco fabriquent les petits grelots de cuivre, les coyolli, qui signent chaque pièce. Chaque grelot est formé de deux demi-coques martelées, avec une bille de cuivre à l'intérieur.

6
Chiapas

Simojovel de Allende · l'ambre

Les mines de Simojovel produisent un ambre de vingt-cinq millions d'années, du miel clair au rouge profond. Lupita Gómez et son fils Ismael taillent et polissent chaque perle à la main. Coyolli n'utilise que de l'ambre brut acheté à la famille, jamais de résine reconstituée.

7
Occitanie

Toulouse, Saint-Cyprien · l'assemblage

Rive gauche de la Garonne. C'est ici que tout se rejoint : montage, soudure, polissage, nouage des cordons, numérotation. Un seul établi, une seule paire de mains, celles de Mariana.

1Papantla 2Veracruz 3Zongolica 4Taxco 5Sta Clara del Cobre 6Simojovel Mexico 7Toulouse ✈ 9 500 km
Deux voyages par an. Février, pour le carnaval de Veracruz, et octobre. Quatre à six semaines chacun.

Les techniques

Ce que les mains savent faire.

Soudure d'argent au chalumeau sur un établi
Veracruz

Le filigrane jarocho

Deux fils d'argent torsadés, aplatis, puis courbés à la pince en volutes minuscules et soudés dans un cadre. C'est la dentelle des boucles de carnaval. Une paire d'arracadas demande deux jours.

Perles rondes aux couleurs chaudes
Papantla

Les graines et la vanille

Les graines sont séchées, percées à l'aiguille chauffée et polies à la cire. La gousse de vanille, encore souple, se tresse en fleurs et en petits scorpions, comme sur les marchés de Papantla depuis toujours.

Écheveaux de laine trempés dans un bain d'indigo
Zongolica

La teinture naturelle

L'indigo fermente une semaine avant de bleuir le fil à l'air libre. L'écorce de noyer donne le brun, le pericón le jaune. Rien de synthétique, et jamais deux bains identiques.

Orfèvre au chalumeau
Taxco

Le repoussé et le martelage

La feuille d'argent est travaillée à l'envers, au marteau et au ciselet, sur un lit de poix. Les éléments sont ensuite soudés à l'argent, puis polis à la pierre d'agate.

Mains façonnant une pièce
Santa Clara del Cobre

Le grelot martelé

Deux demi-coques de cuivre battues sur l'enclume, une bille à l'intérieur, une fente en bas. Le son dépend de l'épaisseur du métal. Les frères Ramírez Pureco les accordent à l'oreille.

Écheveaux de fil teint
Toulouse

Le montage et le nouage

À Saint-Cyprien, chaque cordon est noué selon un nœud coulissant appris à Zongolica. Fermoirs en argent massif, anneaux soudés, grelot de signature et numéro gravé.

Un bijou Coyolli, c'est au moins quatre paires de mains. La mienne est la dernière.
Mariana

Voir ce que ces mains ont fait

Douze pièces de la collection en cours, avec l'origine de chaque matière.

La collection